Propos de la série "Les Montées en Epingle"

La série est imaginée sur le principe de décomposition-recomposition.
C'est une montée en épingle de la perception, une illusion, une mise en valeur(s) des couleurs et des formes,
un assemblage complexe pour une forme simple.

Et voici le point de départ de l'idée :
"A côté de ces petites fourmis travailleuses que sont les épingles du tailleur ou plus communément de la retoucheuse du quartier,
il existe, comme en société, de "nobles" épingles, dont le rôle, plus important dans le passé, fut d'embellir une cravate ou un chapeau.

Petite tige de métal pointue d'un côté, l'épingle peut être terminée par une tête plus ou moins majestueuse de l'autre.
Lorsque la tête est ainsi ornée d'une pierre, et que la tige est faite d'or, nous n'avons plus un ustensile, mais un véritable bijou !
Pour être si bien chapeautée, le joaillier doit
monter (sertir) la pierre ou la perle en épingle, c'est-à-dire placer à la tête de l'épingle ce si visible ornement.
En montant un objet saillant et remarquable sur une banale épingle, on peut faire illusion !
A l'image du bijoutier qui aurait l'art de mettre en valeur un objet si discret, 

monter une histoire en épingle, c'est lui donner délibérément un retentissement..."

Voici quelques tableaux de la série qui, j'espère, sera longue. Les montées en épingles sont toutes uniques.

Et voici le principe en images. Des aquarelles et de la feuille d'or serties aux épingles dans une boîte vitrée.